Combat d'experts sur les dangers du portable
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Combat d'experts sur les dangers du portable
Dans un communiqué publié mardi, l'Académie de médecine s'insurge contre la dramatisation des dangers du téléphone mobile
Combat d'experts sur les dangers du portable

L'Académie de médecine qualifie de «marketing et de publicité»
l'appel sur les risques du téléphone portable initié par David
Servan-Schreiber.
Un excès de prudence en matière de santé publique n'a jamais fait de
mal à personne. C'est pourquoi lorsque, le 15 juin dernier, David
Servan-Schreiber, psychiatre (et auteur de best-sellers), avec une
vingtaine de cancérologues lançait dans Le Journal du dimanche
un vibrant appel pour interdire le portable aux enfants
et inciter les adultes à restreindre son usage, personne n'a eu envie
de protester. Même si la démarche semblait surprenante puisqu'elle ne
reposait sur aucun fait scientifique nouveau. La personnalité de David
Servan-Schreiber, connu pour son aptitude à la médiatisation,
apparaissait comme ayant un rôle majeur dans cette affaire, sans que
personne n'ose lui en faire le reproche. Sauf l'Académie de
médecine qui, dans un communiqué rendu public mardi, s'insurge contre
cet appel dramatisant les dangers du téléphone portable : «La médecine
n'est ni de la publicité ni du marketing, et il ne peut y avoir de
médecine moderne que fondée sur les faits. Inquiéter l'opinion dans un
tel contexte relève de la démagogie, mais en aucun cas de démarche
scientifique. On ne peut raisonnablement affirmer, comme le font les
auteurs de l'appel, “qu'un risque existe qu'il favorise l'apparition de
cancers en cas d'exposition à long terme” et, en même temps, qu'“il n'y
a pas de preuve formelle de la nocivité du portable”. Le principe de
précaution ne saurait se transformer en machine alarmiste, surtout
quand plusieurs milliards de portables sont utilisés dans le monde sans
conséquences sanitaires apparentes depuis 15 ans.»
Des données rassurantes
L'Académie de médecine appuie son propos sur des données
expérimentales rassurantes et sur les premiers résultats de l'étude
internationale Interphone portant sur 13 pays et qui vise à comparer
l'intensité de l'utilisation du portable chez 3 000 malades atteints de
différents cancers (cerveau, oreille interne, parotide) avec celle de
témoins de même âge et de même niveau social. Toute la difficulté de
ces études, dites «cas-témoin», tient au fait que les malades très
motivés font beaucoup d'efforts pour retracer avec moult détails
l'usage de leur portable dix ans auparavant, contrairement aux témoins
qui se sentent moins concernés. Les résultats préliminaires
d'Interphone ne montrent pas d'augmentation du neurinome de
l'acoustique (avec une incertitude pour les utilisateurs de plus de dix
ans), ne décèlent pas de risque accru pour le méningiome, tout comme
pour les gliomes (pour lesquels un risque à la limite de la
signification est mis en évidence pour plus de dix ans d'utilisation).
Ces données sont considérées comme rassurantes, même si elles ne
permettent pas d'augurer de ce qui peut se passer après 20, 30 ou 40
ans d'utilisation. «On ne peut pas faire une politique de santé
publique si l'on mélange les suspicions fortes de risque, voire les
certitudes et les simples hypothèses, explique le professeur André
Aurengo, membre de l'Académie. Il existe aujourd'hui une sorte de
sacralisation du risque, surtout quand il est hypothétique. Il peut
prendre très vite le statut de vérité. On a l'impression que moins il y
a d'informations et plus c'est facile de brandir des peurs. On comprend
que les pouvoirs publics recommandent, comme ils l'ont fait, des
précautions d'utilisation pour les enfants et les adultes. Les
portables peuvent avoir un effet d'échauffement tissulaire lors
d'utilisations prolongées, mais l'énergie est trop faible pour
entraîner des lésions de l'ADN. Pour l'instant, on n'a pas idée d'un
mécanisme par lequel le portable pourrait provoquer le cancer.» Pour
Dominique Costagliola, épidémiologiste à l'Inserm : «Les discours
actuels s'apparentent aux peurs que les gens ont eues lorsque le train
a été inventé. Si l'on doit avoir peur de tout progrès, autant
retourner tout de suite à l'âge des cavernes, époque à laquelle,
rappelez-vous, l'espérance de vie était très réduite ! Il ne s'agit pas
d'accepter toute nouveauté sans réfléchir, mais de ne pas dire
n'importe quoi au nom du principe de précaution.»
lefigaro.fr
Combat d'experts sur les dangers du portable

L'Académie de médecine qualifie de «marketing et de publicité»
l'appel sur les risques du téléphone portable initié par David
Servan-Schreiber.
Un excès de prudence en matière de santé publique n'a jamais fait de
mal à personne. C'est pourquoi lorsque, le 15 juin dernier, David
Servan-Schreiber, psychiatre (et auteur de best-sellers), avec une
vingtaine de cancérologues lançait dans Le Journal du dimanche
un vibrant appel pour interdire le portable aux enfants
et inciter les adultes à restreindre son usage, personne n'a eu envie
de protester. Même si la démarche semblait surprenante puisqu'elle ne
reposait sur aucun fait scientifique nouveau. La personnalité de David
Servan-Schreiber, connu pour son aptitude à la médiatisation,
apparaissait comme ayant un rôle majeur dans cette affaire, sans que
personne n'ose lui en faire le reproche. Sauf l'Académie de
médecine qui, dans un communiqué rendu public mardi, s'insurge contre
cet appel dramatisant les dangers du téléphone portable : «La médecine
n'est ni de la publicité ni du marketing, et il ne peut y avoir de
médecine moderne que fondée sur les faits. Inquiéter l'opinion dans un
tel contexte relève de la démagogie, mais en aucun cas de démarche
scientifique. On ne peut raisonnablement affirmer, comme le font les
auteurs de l'appel, “qu'un risque existe qu'il favorise l'apparition de
cancers en cas d'exposition à long terme” et, en même temps, qu'“il n'y
a pas de preuve formelle de la nocivité du portable”. Le principe de
précaution ne saurait se transformer en machine alarmiste, surtout
quand plusieurs milliards de portables sont utilisés dans le monde sans
conséquences sanitaires apparentes depuis 15 ans.»
Des données rassurantes
L'Académie de médecine appuie son propos sur des données
expérimentales rassurantes et sur les premiers résultats de l'étude
internationale Interphone portant sur 13 pays et qui vise à comparer
l'intensité de l'utilisation du portable chez 3 000 malades atteints de
différents cancers (cerveau, oreille interne, parotide) avec celle de
témoins de même âge et de même niveau social. Toute la difficulté de
ces études, dites «cas-témoin», tient au fait que les malades très
motivés font beaucoup d'efforts pour retracer avec moult détails
l'usage de leur portable dix ans auparavant, contrairement aux témoins
qui se sentent moins concernés. Les résultats préliminaires
d'Interphone ne montrent pas d'augmentation du neurinome de
l'acoustique (avec une incertitude pour les utilisateurs de plus de dix
ans), ne décèlent pas de risque accru pour le méningiome, tout comme
pour les gliomes (pour lesquels un risque à la limite de la
signification est mis en évidence pour plus de dix ans d'utilisation).
Ces données sont considérées comme rassurantes, même si elles ne
permettent pas d'augurer de ce qui peut se passer après 20, 30 ou 40
ans d'utilisation. «On ne peut pas faire une politique de santé
publique si l'on mélange les suspicions fortes de risque, voire les
certitudes et les simples hypothèses, explique le professeur André
Aurengo, membre de l'Académie. Il existe aujourd'hui une sorte de
sacralisation du risque, surtout quand il est hypothétique. Il peut
prendre très vite le statut de vérité. On a l'impression que moins il y
a d'informations et plus c'est facile de brandir des peurs. On comprend
que les pouvoirs publics recommandent, comme ils l'ont fait, des
précautions d'utilisation pour les enfants et les adultes. Les
portables peuvent avoir un effet d'échauffement tissulaire lors
d'utilisations prolongées, mais l'énergie est trop faible pour
entraîner des lésions de l'ADN. Pour l'instant, on n'a pas idée d'un
mécanisme par lequel le portable pourrait provoquer le cancer.» Pour
Dominique Costagliola, épidémiologiste à l'Inserm : «Les discours
actuels s'apparentent aux peurs que les gens ont eues lorsque le train
a été inventé. Si l'on doit avoir peur de tout progrès, autant
retourner tout de suite à l'âge des cavernes, époque à laquelle,
rappelez-vous, l'espérance de vie était très réduite ! Il ne s'agit pas
d'accepter toute nouveauté sans réfléchir, mais de ne pas dire
n'importe quoi au nom du principe de précaution.»
lefigaro.fr
Re: Combat d'experts sur les dangers du portable
oh je s8 en dangé j'utilise le portable plus que 3 heure par jour sans arréts ...aparament j'oré cet éffet ds 3ans
b3id echar 3liya!!!!!!!!!!!!!!
b3id echar 3liya!!!!!!!!!!!!!!
Re: Combat d'experts sur les dangers du portable

RISQUE DU GSM/ PREUVES PAR DES RATS
Pour revenir sur les dangers éventuels des ondes liées aux téléphones portables, voici quelques preuves scientifiques plutôt... pas très rassurantes.
Le docteur Dirk Adang a présenté à Louvain, les résultats d'une recherche lancée en 2002 sur l'effet sanitaire d'une exposition continue aux ondes GSM sur des rats. Résultat du premier bilan : le taux de mortalité des rongeurs dans les trois groupes exposés à des ondes a été le double (60 %) du taux de mortalité du groupe témoin non exposé (29 %). Pour rappel, les rats partagent 90% de notre ADN.
Beaucoup de précautions ont été prises pour que les tests soient les plus fiables possibles et exempts de toute critique méthodologique.
On se rassure comme l'on peut. Les seuils d'exposition réels sont, à priori, bien moins élevés que les seuils officiels. En France, un décret du 3 mai 2002 fixe les seuils de référence à 41, 58 et 61 volts par mètre selon les fréquences. A Paris, des mesures effectuées entre 2003 et 2008 assurent que 93,6 % de ces mesures montrent un niveau d'exposition des Parisiens inférieur à 1 volt par mètre...










